La famille d'un adolescent tué d'un coup de poing lors d'une querelle à son école secondaire le printemps dernier trouve inacceptable qu'une telle tragédie se reproduise.
«Ça serre le coeur de voir ça. La violence apparaît de plus en plus jeune», souffle Lise Théberge, dont le fils de 14 ans, Jean-Benoit Beaulieu, a succombé en avril à un coup de poing à la tête qu'il avait reçu à la cafétéria de son école de Trois-Pistoles.
L'autopsie a démontré que le jeune homme de Saint-Simon, dans le Bas- Saint-Laurent, serait mort à la suite de la rupture d'une artère principale reliée au cerveau.
«Aujourd'hui, bien des enfants se servent de leurs poings dès que quelque chose ne fait pas leur bonheur, même si ça peut tuer, ajoute-t-elle. Il va falloir qu'il y ait des conséquences plus sévères pour que les jeunes y pensent à deux fois avant d'avoir recours à la brutalité.»
Même son de cloche chez le grand-père de la victime.
«Il y a trop de violence. Il me semble que c'est pire que c'était», lance d'entrée de jeu Napoléon Théberge.
«On ne doit pas se battre. C'est simple. Je ne peux pas croire que mon petit-fils soit mort si jeune et que ça n'ait pas fait réfléchir les gens, ajoute-t-il. C'est arrivé une deuxième fois. J'espère que les amis de ces enfants-là vont y penser. S'il y a un petit pourcentage de jeunes qui y réfléchissent, ils ne seront pas morts pour rien.» La mère de Jean-Benoit conseille à la famille de la victime de Saint-Eustache d'accepter toute l'aide qui lui sera offerte.
«C'est tellement dur à traverser! Il faut y aller, ça fait du bien», dit-elle.